Après presque 2 mois de confinement, comment vit-on encore le quotidien ? Surréaliste, hors du temps, harassant, ennuyeux ? Pour rendre compte des différentes expériences, évaluer les enseignements tirés de cette période extra-ordinaire et jauger les attentes pour l’après corona, Madeleine notre Reporter/Service civique confinée a récolté les témoignages de 4 jeunes connaissance de son entourage. Merci à eux de s’être prêté à l’exercice.

Étudiante en marketing et stratégie, Samira consacrait une grande partie de ses semaines à son travail universitaire. Le confinement et les études à distance ont quelque peu intensifié sa charge de travail tout en la privant de ses loisirs habituels (sortie entre ami.es, activités culturelles, lectures) qu’elle espère reprendre à la fin de son année scolaire.

Samira commence la journée en prenant soin d’elle, elle s’octroie un petit tour sur les réseaux sociaux avant de se mettre à étudier. Cela occupe la majeure partie de ses journées.

« A la mi-journée, j’éteins mon téléphone pour pouvoir étudier toute l’après-midi, toute la soirée, parfois une partie de la nuit, avant de le rallumer une fois que j’estime avoir bien avancé pour la journée. ».

Elle apprécie pouvoir partager des moments de vie de sa famille et avoue avoir réalisé qu’elle ne profitait pas suffisamment de ses proches. Elle essaie de faire sa part des tâches ménagères afin que celles-ci soient réparties au mieux. Mais cela reste un délicat équilibre à conjuguer avec ses devoirs estudiantins.

Samira nous avoue tout de même que les moments de solitudes lui manquent, notamment en extérieur. L’absence de lien avec la nature, ou a minima l’extérieur commence à lui peser. Elle explique ceci par l’exiguïté de son logement :

« je le savais mais je le réalise d’autant plus, notre appartement est trop petit et maintenant que l’on y est toute la journée, tous en même temps, ce n’est pas évident. »

Quand on lui demande ce qu’elle aimerait changer dans la société après le confinement, Samira nous répond : « Tout ! » dans un rire. Elle déplore une vision eurocentrée et capitaliste dans la gestion du pays.

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  1. […] de Anas, confiné à Paris Témoignage de Samira, confinée à Massy-Palaiseau Témoignage de Ladji, confiné à Ivry s/ Seine Témoignage de Foulé, confinée à Cergy 2 juin […]

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